Participation à la vie quotidienne
Michel Odent - Formation à Toulouse

Vous les connaissez tous maintenant! Michel Odent et Liliana Lammers propose à nouveau une formation du 3 au 5 décembre. Cette fois sur Toulouse! Profitons en grâce à l'association Bienvenue à Bébé.
Au coeur des émotions de l'enfant - Isabelle Filliozat

Emotions
Michel Odent - Formation

Parents efficaces au quotidien - Thomas Gordon - deuxième lecture!
Hormones et Naissance
Ocytocine, prolactine et endorphines sont trois hormones indispensables à l'accouchement.
L'ocytocine est l'hormone responsable des contractions utérines. Elle est sécrétée par notre hypophyse. C'est l'hormone de l'amour qui intervient dans les étapes de la reproduction. Nous la produisons également lors des relations sexuelles, la contraction utérine qui en découle permet aux spermatozoïdes de se diriger vers l'ovule. L'ocytocine permet également, lors de l'allaitement l'éjection du lait.
La prolactine est responsable de la production de lait par la glande mammaire. Plus globalement, elle favorise le comportement maternant de la nouvelle accouchée. Ainsi, la nouvelle maman souhaite prendre soin de son enfant, le prendre dans ses bras, répondre à ses besoins, etc.
Les endorphines naturelles sont une protection contre la douleur. Elles permettent de faire face aux sensations fortes des contractions pendant le travail et l'accouchement. Après la naissance, elles sont responsables d'un bien-être profond pour la mère et son enfant, ce qui favorise un bon lien mère-enfant.
Ces hormones sont toutes sécrétées lors d'un accouchement physiologique, lorsque la mère se sent suffisamment à l'aise. Une ambiance intime, une lumière tamisée, des visages familier ainsi qu'un lieu d'accouchement connus sont favorables à ce respect de la physiologie. Dans le cas contraire, lorsque la mère ne se sent pas en sécurité ou lorsque les stimulations sont trop fortes (lumières vives, paroles, va et vient, changement fréquent de lieux, etc...) ces hormones ne seront pas correctement sécrétées et l'organisme maternelle produira de l'adrénaline. L'hormone de stress jouera un rôle défavorable au déroulement de l'accouchement. Le travail sera ralenti, les contractions utérines seront alors ressenties plus douloureuses et elles seront cependant moins efficaces pour le travail.
Ce dernier schéma est l'une des explications au fait que l'analgésie péridurale soit de plus en plus répandue. En effet, en maternité, entre les salles de pré-travail et de travail, les différents professionnels de santé, le matériel inconnu et la lumière des scialytiques, les futures mères ne sont pas en meilleures conditions pour un déroulement physiologique de leur accouchement. La douleur des contractions est souvent augmentée par la peur. L'analgésie va alors leur permettre de se détendre et le travail va continuer au rythme des perfusion d'ocytocine artificielle.
On a tendance à taire certains aspect de l'analgésie péridurale. Bien entendu, elle a son intérêt dans bien des situations (déclenchements artificiels du travail, pathologies spécifiques maternelles...) mais ce n'est pas le cas pour la majorité des accouchements à bas risque. Dans ses situations, l'analgésie péridurale va avoir autant si ce n'est plus d'effets négatifs qu'elle n'a d'avantage. Sous péridurale, la parturiente a tendance à rester immobile, couchée sur le dos, le travail perd son dynamisme et l'engagement du fœtus dans le bassin n'en est pas facilité. Dans la majorité des cas, on a recours à une perfusion d'ocytocine artificielle pour diriger le travail et permettre aux contractions d'être efficaces. Statistiquement, les interventions médicales sont plus nombreuses telles que les extractions instrumentales, les épisiotomies ou les césariennes. Pour l'enfant, des conséquences ont été mises en évidence au niveau de la succion. Le réflexe de succion est diminué lors des premières tétées pour les enfants nés lors d'un accouchement avec péridurale.
Accoucher naturellement en structure hospitalière n'est pas simple. Alors que les conditions de sécurité médicale permettent d'éviter de nombreuses complications, elles ont l'inconvénient de ne pas créer un environnement idéal pour les accouchements à faible risque d'autant plus que les sages-femmes ne sont pas en nombre suffisant pour un accompagnement individuel.
Portage, un an après...
Montessori lors d'une journée bien chargée!

Le talent d'auto-protection
Etre une maternante pro-active!

Parents efficaces au quotidien - Thomas Gordon

Etre parent

Petite voiture qui roule presque!
Voici ma toute première création pour Petit Bonhomme! Il l'a reçu pour son premier Noël. Il pourra bientôt la peindre à son goût!
*un livre (et oui, encore un!) : Jeux d'éveil pour votre bébé : Le savoir-faire Steiner-Waldorf pour les enfants de 3 mois à 2 ans. Le titre est presque plus long que son contenu,
Un sommiel paisible et sans pleurs - Elizabeth Pantley

Pour aller plus loin :
intérêt du co-dodo
allaitement nocturne
Planète maternage - Catherine Piraud-Rouet
Une amie me l'a prêté et je l'avoue, j'aurais bien aimer le garder!Du lait de croissance après 1 an ?
En théorie oui, mais il est utile de se poser la question! voilà ce que le CNGE (conseil national des généralistes enseignants) nous répond :L'hygiène naturelle de l'enfant

Que nous apprend l'auteur, Sandrine Monrocher-Zaffarano, dans ce petit ouvrage dédié à l'hygiène naturelle? Avant d'entrer dans le vif du sujet, elle commence par un chapitre sur l'historique du pot et des couches : une pratique très rigide à partir des années 1920 avec une démarche axée sur les parents: dès la naissance, pot à heures fixes avec des méthodes peu sympathiques telles qu'attacher son enfant au pot ou stimuler la défécation. On va abandonner ce discours à cause des conséquences psychologiques à partir des années 60 et passer à une méthode cette fois orientée sur l'enfant : Ce dernier doit être prêt pour qu'on lui propose de se rendre sur le pot. Faits intéressants : Dr Brazelton, se basant sur une seule étude, est le médecin qui propose l'âge auquel on peut commencer cet apprentissage. A noter qu'il faisait partit des experts de l'Institut Pampers! L'article a été publié dans le journal médical sponsorisé par Procter et Gamble (qui produise pampers) quelques mois après le lancement de la première couche jetable. Encore une fois l'économie de grande filiale industrielle est liée avec "la vérité du moment"!
Maintenant que le décors est posé, qu'en est-il de l'hygiène naturelle de l'enfant? La méthode n'est basée ni sur l'adulte, ni sur l'enfant, mais elle va reposer sur la communication entre ces deux acteurs. Comme tous ses autres besoins, l'enfant va communiquer son besoin d'élimination lors qu'il le ressentira. Cette communication va s'affiner au fil du temps d'autant plus que l'enfant va se rendre compte que l'adulte lui répond. Ainsi un dialogue s'installe. L'intérêt est double. Il permet premièrement à ce que l'enfant ne soit pas souillé, il n'a pas besoin d'être changé puisqu'il ne se salit pas. Personne ne cache le fait que cela n'est vrai qu'en théorie puisqu'en pratique, il est difficile d'être à l'écoute à 100% et par conséquent les accidents sont inévitables! Deuxièmement, cela permet d'entendre le besoin de son enfant et de lui répondre. Ainsi il pourra lui même y prêter attention et apprendre à y répondre de lui-même lorsqu'il en sera capable. Un enfant plus grand qui a porté des couches depuis la naissance ne va pas apprendre à se retenir pour allez aux toilettes mais il va principalement devoir apprendre à reconnaître les premières sensations données par son organisme. Sans cet apprentissage, il est conscient de son besoin d'élimination au moment où il est sur le point d'uriner ou de déféquer. Il ne peut plus se retenir alors que son organisme lui avait déjà signalé son besoin d'élimination sans qu'il n'y prête attention à un moment où il aurait pu y répondre volontairement et non par réflexe.
En pratique, pour un nouveau-né, l'envie d'uriner peut se manifester aussi subtilement qu'un petit tortillement ou que l'émission d'un pleur. Par ailleurs, il faut savoir qu'en terme de fréquence, le besoin peut être émis tous les quarts d'heures à certains moments de la journée! Pour ma part, je me suis intéressée à l'hygiène naturelle lorsque Petit Bonhomme avait déjà 4 mois. J'avais beaucoup de mal à imaginer qu'on pourrait instaurer une communication à ce sujet qui permettrait que je comprenne la plupart de ses besoins à ce niveau. Dans un premier temps, je l'ai simplement observé pour reconnaitre ses rythmes et les signes avant coureurs. J'ai très vite compris que je ne me tromperais jamais en lui proposant le "pipi" juste après la sieste! Fait intéressant, je me suis également rendue compte que certain pleurs que je ne comprenais pas étaient liés à l'inconfort de son besoin d'élimination.
De 5h à 15h...
6 h de sommeil
1 sortie
0 couche
10 pipis et 2 cacas sur le pot
1 pipi au pied d'un buisson
1 pipi dans le pantalon
1 pipi sur Maman!
1 bébé tout heureux et 1 Maman trop fière!
Ça fait beaucoup de pipis mais ça vaut l'expérience! Je continue avec Petit Bonhomme à notre rythme avec une alternance entre les fesses à l'air lorsque le temps s'y prête, des couches jetables lorsqu'on est pressés ou encore des couches lavables quand on veut sauver la planète et protéger les fesses dudit Petit Bonhomme.
L'esprit absorbant de l'enfant - Maria Montessori

La pédagogie Montessori est un vaste sujet! Si on devait choisir une seule phrase pour la résumer, elle serait sans doute celle-ci : "Aide moi à faire seul".
Avec cette pédagogie, l'enfant n'est pas considéré comme un vase vide à remplir mais plutôt comme un être intelligent qui apprend par lui-même grâce à un environnement adapté à ces besoins. L'adulte responsable de l'enfant va lui permettre de se développer en le laissant participer à ses activités et en lui proposant du matériel et un environnement à son échelle.
Maria Montessori à également développer la notion de périodes sensibles. Ces périodes qui varient selon les individus sont des moments clés où l'enfant aura des facilités particulière à un apprentissage donné. L'instruction est ainsi guidée par le rythme propre de l'enfant. Un exemple de période sensible est celle du développement du langage. Cette période se présente au alentour des 2 ans de l'enfant. C'est à ce moment qu'il va pouvoir apprendre avec facilité le vocabulaire. A ce moment donné les enfants auront soif de vocabulaire et pourront se l'approprier plus facilement qu'à n'importe quel autre moment de leur vie.
Avant cet âge, c'est plutôt une façon de vivre que peut nous inspirer cette pédagogie plutôt que des activités en tant que telles.
Deux choses me paraissent indiscutables : le besoin d'ordre de l'enfant et le besoin de matériel à sa hauteur.
- marcher pieds nus sur différentes surfaces ( coussins, tapis, sable, carrelage, herbe...) pour développer le sens de l'équilibre et le toucher
- mettre sur un tapis des objets du quotidien et laisser l'enfant les découvrir.(ustensiles de cuisine, pince à linge…)
- boîtes à surprises : une boîte à tissus, une boîte à sons, une boîte à balles, une boîte « nature » (chataignes, pomme de pins, caillou, coquillage, feuille, plume)
- jouer devant le miroir pour se re-connaître, mettre des chapeaux pour changer de tête et se voir changer, faire des grimaces, des pas de danse...
- remplir une boîte d'haricots secs : vider, toucher.
- Boîte de papier froissé avec un objet caché que l’enfant peut rechercher
- feuilleter un petit album photo avec les visages de ses proches
- boîtes à ouvrir et refermer de multiples façons (flacons, boîtes d’allumettes…). Une fois que l’enfant sait les ouvrir et les refermer, on peut les emboîter les unes dans les autres (trois boîtes pour commencer puis augmenter leur nombre selon les capacités de l’enfant).
- boites gigognes (la dernière pourrait accueillir un objet que l’enfant aime particulièrement)
- découper de la pâte à sel avec un couteau en plastique
- apprendre à habiller un poupon : lui enfiler un pantalon, un gilet, mettre des boutons
- faire des versets : commencer avec des grosses graines plutôt que de l’eau ou du sel pour que l’enfant puisse se corriger de lui-même en les ramassant à la main.
Pour montrer cette activité prendre la bassine, la mettre sur une table, s'assoire en face, mettre tous les accessoires de la bassine alignés sur la table. Ensuite renverser la bouteille d'eau dans la bassine, se mouiller les mains dans la bassine, prendre la savonnette que tu mouilles dans la bassine, reposer la savonnette, frotter bien les deux mains, devant, derrière, entre les doigts. Rincer ses mains, prendre la brosse, la mouiller puis la frotter sur la savonnette et frotter chacun de ses ongles (attention l'enfant absorbe tout donc ne pas sauter de doigts où il risque de le faire aussi). Rincer la brosse, la reposer, rincer ses mains, les sécher ainsi que chacun des doigts. Puis prendre la bassine, la vider, la sécher et remettre le tout dedans. En poser la bassine à sa place.
L'amour scientifié - Michel Odent

Obstétricien de renommé, Michel Odent nous présente ici le lien entre la physiologie de l'accouchement et le processus d'attachement entre la mère et son enfant. L'héroïne du livre est l'ocytocine ou l'hormone de l'amour! Bien connue par les sages-femmes de salles d'accouchement pour son action sur l'utérus, l'ocytocine naturelle joue un rôle primordiale dans l'installation du comportement maternant de la nouvelle accouchée.
Il présente également une théorie intéressante mettant en lien les rites autour de la naissance et le respect de l'environnement d'une société donnée.

