L'auteur de ce livre a passé quelques années chez les Yékwana, des indiens d'Amérique du Sud, loin, très loin de nos sociétés dites civilisées. Elle observe chez les mères des attitudes et comportements maternant qui répondent aux besoins de leurs enfants de manière intuitive.Les enfants sont portés à bras pendant toute la période qui s'étend de la naissance au début de la marche à quatre pattes. Ainsi, ils vivent au rythme de l'adulte qui s'occupe de lui, il se familiarise donc avec les habitudes de la famille, aux sons, aux changements de températures, aux activités, etc...
Ce contact permanent lui apporte le sentiment de sécurité dont il a intimement besoin. Cela a pour conséquence que le "bébé continuum" est beaucoup moins enclin aux pleurs que les bébés de nos sociétés. Il a également la possibilité de téter dès qu'il le souhaite tant la journée que la nuit.
Après la période "dans les bras", l'enfant continue sa découverte de la vie. On lui fait confiance car on sait que l'enfant "possède un véritable talent d'auto-protection". Il est alors responsable de lui-même et développe cette responsabilité. Ce n'est pas toujours le cas dans nos sociétés où l'enfant est tellement surveillé qu'il apprend que c'est maman qui se charge de sa sécurité et apprend très vite qu'il n'a pas besoin de le faire. Il en découle des comportements imprudents voir dangereux.
Ce concept a eu beaucoup de sens pour moi et j'ai essayé de le mettre en pratique au mieux avec mon fils.
Son père et moi l'avons porté en écharpe depuis sa naissance. Il y était si bien qu'il s'endormait sans difficulté dès qu'il était fatigué. Quand je le portais, il pouvait téter aussi souvent qu'il le souhaitait (encore 10 fois par jour à 6 mois! pour vous donner une idée!) Il n'a pas apprécié les promenades en poussette avant 6 mois (quand il a commencé à explorer le monde par lui-même) et ce qu'à petite dose! Je pensais souvent à ce que beaucoup aurait dit "tu l'habitues trop aux bras... Il va toujours vouloir que tu le portes... Il ne s'endormira jamais tout seul, etc" et j'espérais toujours ne pas me tromper. J'avais vraiment le sentiment que plus je le porterais à ce moment où il en avais tant besoin moins il en aurait besoin par la suite.
Avec le recul que m'apporte ses 1 an, je considère maintenant que je ne me suis pas trompée. Je le porte toujours lors de nos déplacements (ma poussette est toujours rangée et c'est très bien comme ça) et il réclame de plus en plus de marcher tout seul à côté de moi. Et lorsque nous ne nous déplaçons pas, il n'est pas sans cesse en train de vouloir être dans mes bras, c'est un Petit bonhomme curieux qui préfère fouiller dans les placards et faire ses propres expériences.
En ce qui concerne la sécurité, j'ai fait de mon possible pour que notre appartement ne soit pas une mine de danger mais restaient tout de même quelques portes, des tiroirs qui se referment, des coins de tables, des matelas à descendre. En le laissant agir par lui-même sans le surveiller à outrance, les petits doigts de mon fils sont intacts et sa tête est préservée !
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire