L'hygiène naturelle de l'enfant


Que nous apprend l'auteur, Sandrine Monrocher-Zaffarano, dans ce petit ouvrage dédié à l'hygiène naturelle? Avant d'entrer dans le vif du sujet, elle commence par un chapitre sur l'historique du pot et des couches : une pratique très rigide à partir des années 1920 avec une démarche axée sur les parents: dès la naissance, pot à heures fixes avec des méthodes peu sympathiques telles qu'attacher son enfant au pot ou stimuler la défécation. On va abandonner ce discours à cause des conséquences psychologiques à partir des années 60 et passer à une méthode cette fois orientée sur l'enfant : Ce dernier doit être prêt pour qu'on lui propose de se rendre sur le pot. Faits intéressants : Dr Brazelton, se basant sur une seule étude, est le médecin qui propose l'âge auquel on peut commencer cet apprentissage. A noter qu'il faisait partit des experts de l'Institut Pampers! L'article a été publié dans le journal médical sponsorisé par Procter et Gamble (qui produise pampers) quelques mois après le lancement de la première couche jetable. Encore une fois l'économie de grande filiale industrielle est liée avec "la vérité du moment"!

Maintenant que le décors est posé, qu'en est-il de l'hygiène naturelle de l'enfant? La méthode n'est basée ni sur l'adulte, ni sur l'enfant, mais elle va reposer sur la communication entre ces deux acteurs. Comme tous ses autres besoins, l'enfant va communiquer son besoin d'élimination lors qu'il le ressentira. Cette communication va s'affiner au fil du temps d'autant plus que l'enfant va se rendre compte que l'adulte lui répond. Ainsi un dialogue s'installe. L'intérêt est double. Il permet premièrement à ce que l'enfant ne soit pas souillé, il n'a pas besoin d'être changé puisqu'il ne se salit pas. Personne ne cache le fait que cela n'est vrai qu'en théorie puisqu'en pratique, il est difficile d'être à l'écoute à 100% et par conséquent les accidents sont inévitables! Deuxièmement, cela permet d'entendre le besoin de son enfant et de lui répondre. Ainsi il pourra lui même y prêter attention et apprendre à y répondre de lui-même lorsqu'il en sera capable. Un enfant plus grand qui a porté des couches depuis la naissance ne va pas apprendre à se retenir pour allez aux toilettes mais il va principalement devoir apprendre à reconnaître les premières sensations données par son organisme. Sans cet apprentissage, il est conscient de son besoin d'élimination au moment où il est sur le point d'uriner ou de déféquer. Il ne peut plus se retenir alors que son organisme lui avait déjà signalé son besoin d'élimination sans qu'il n'y prête attention à un moment où il aurait pu y répondre volontairement et non par réflexe.

En pratique, pour un nouveau-né, l'envie d'uriner peut se manifester aussi subtilement qu'un petit tortillement ou que l'émission d'un pleur. Par ailleurs, il faut savoir qu'en terme de fréquence, le besoin peut être émis tous les quarts d'heures à certains moments de la journée! Pour ma part, je me suis intéressée à l'hygiène naturelle lorsque Petit Bonhomme avait déjà 4 mois. J'avais beaucoup de mal à imaginer qu'on pourrait instaurer une communication à ce sujet qui permettrait que je comprenne la plupart de ses besoins à ce niveau. Dans un premier temps, je l'ai simplement observé pour reconnaitre ses rythmes et les signes avant coureurs. J'ai très vite compris que je ne me tromperais jamais en lui proposant le "pipi" juste après la sieste! Fait intéressant, je me suis également rendue compte que certain pleurs que je ne comprenais pas étaient liés à l'inconfort de son besoin d'élimination.

J'ai utilisé partiellement cette pratique pendant plusieurs mois. J'ai trouvé un bon compromis avec l'utilisation de couches lavables qui me permettaient de changer Petit Bonhomme aussi souvent que souhaité (sans avoir une tonne de couches à jeter à peine mouillées) et sans avoir à y penser sans arrêt.
J'avoue que je ne me suis lancée à 100% qu'une seule journée et voici mon résultat :
De 5h à 15h...
6 h de sommeil
1 sortie
0 couche
10 pipis et 2 cacas sur le pot
1 pipi au pied d'un buisson
1 pipi dans le pantalon
1 pipi sur Maman!
1 bébé tout heureux et 1 Maman trop fière!
Ça fait beaucoup de pipis mais ça vaut l'expérience! Je continue avec Petit Bonhomme à notre rythme avec une alternance entre les fesses à l'air lorsque le temps s'y prête, des couches jetables lorsqu'on est pressés ou encore des couches lavables quand on veut sauver la planète et protéger les fesses dudit Petit Bonhomme.

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